Congo : le calendrier assez serré pour l’accord avec l’entreprise Glencore

Congo : le calendrier assez serré pour l’accord avec l’entreprise Glencore

Le gouvernement congolais a affirmé qu’il se donne un an afin d’assurer la renégociation de la créance du Congo envers le géant mondial Glencore. En marge de la rencontre africaine de l’énergie, African Energy Week, qui a eu lieu en Afrique du Sud du 9 au 12 novembre, le ministre congolais des Hydrocarbures et de l’Énergie, Bruno Itoua, a assuré que les autorités souhaitent parvenir à un accord avec Glencore durant 2022. Dans le cas contraire, les autorités congolaises pourraient rechercher une tierce partie afin de racheter sa dette envers l’entreprise de négoce anglo-suisse.

Accord avec le géant du négoce

Le ministre de l’Énergie et des Hydrocarbures congolais, a affirmé que le gouvernement n’a pas perdu espoir et que le Congo est sûr qu’il trouvera une solution avec le géant du négoce. En outre, Bruno Itoua a expliqué que le gouvernement espère ne pas attendre encore un an afin de pouvoir arriver au bout de toute cette affaire. Le géant du négoce a été contacté plusieurs fois par des médias des deux Congo toutefois, Glencore n’a pas voulu faire de commentaire à ce sujet.

Les conditions d’accès au marché financier sont devenues dures  

Entre 2016 et 2015, Glencore, a affirmé qu’avec l’appuie d’un consortium des banques, le géant du négoce a accordé plus de 800 millions de dollars aux autorités congolaises, dont le pays est censé être remboursé par l’intermédiaire des livraisons de pétrole durant une période allant jusqu’à 5 ans. Ces mécanismes de prépaiement sont devenus populaires auprès de quelques producteurs africains d’hydrocarbures surtout après la crise financière de 2008, ainsi que le durcissement des conditions d’accès au marché de capital.  

Néanmoins, la chute des prix du brut a compliqué encore plus l’équation surtout au niveau des pays en Afrique. Au cours de ces 12 dernières années, le prix du baril de brut a reculé au-dessus des 100 dollars atteignant entre 2015 et 2017 une fourchette de 60 à 40 dollars. Depuis, le prix du baril dépasse 80 dollars.

Cette situation qui a durement touché l’économie du pays induisant un endettement de plus 100 % du PIB, ces dernières années, a contraint le Congo-Brazzaville à renégocier son endettement chez les traders.

Si un accord a été signé avec Trafigura, les différentes négociations avec Glencore ont pris du retard en enregistrant des divergences existant comme au niveau de la décote que le géant du négoce devrait accepter sur la somme de cette dette. Afin d’en savoir encore plus concernant ce sujet, vous pouvez consulter ce site web.