Congo : préserver le bassin congolais est l’une des résolutions du congrès de l’UICN

Congo : préserver le bassin congolais est l’une des résolutions du congrès de l’UICN

Selon le journal de l’Afrique, la préservation de la biodiversité du bassin congolais fait partie des 137 résolutions du congrès international de l’Union internationale pour la préservation de la nature, qui a eu lieu à Marseille du 3 au 11 septembre 2021.  

Le Bassin du Congo 

Constituant plus de 5 % des forêts tropicales sur terre, le bassin congolais devrait jouer un rôle important dans l’objectif planétaire qui vise à conserver et à protéger près de 30 % de la biodiversité du monde d’ici 2030. Au congrès mondial de l’Union internationale pour la préservation de la nature, une déclaration de clôture de cette édition a eu lieu, le manifeste de Marseille, en invitant les différents membres d’œuvrer afin d’apporter des changements radicaux afin de pouvoir assurer la protection d’au moins 30 % des océans et des terres d’ici 2030.

En janvier 2020, l’objectif a été formulé par le Costa Rica et la France avant d’être repris 4 mois plus tard par la Convention sur la biodiversité biologique. Ces objectifs font partie des 137 résolutions mises en place durant le congrès marseillais de l’Union internationale pour la conservation de la nature.

Objectif : protéger 30 % de la biodiversité terrestre

D’après ce dernier, seulement 23 % du globe terrestre est actuellement estimé comme conservé ou protégé. Cependant, des scientifiques ont affirmé que si ce chiffre n’est pas étendu à au moins 30 % d’ici 2030, la capacité planétaire à atténuer l’effet du changement climatique serait compromise. L’accord biodiversité climat en faveur du bassin se trouvant au niveau des deux Congo a été abordé lors du congrès tenu à Marseille. En effet, afin de pouvoir atteindre les 30 % de surface protégée, il est important de cibler les forêts tropicales du continent africain notamment celles qui se trouvent au bassin du Congo. Il est important de mentionner que la préservation de ces forêts aura des conséquences bénéfiques sur le développement socio-économique des pays se trouvant dans la région de l’Afrique centrale ainsi que leurs populations, mais aussi sur la planète vu que ces forêts fournissent le carbone indispensable pour la lutte contre le changement climatique.

Pour ce faire, les membres du congrès ont plaidé en faveur d’un accord de biodiversité / climat pour la conservation des tourbières et forêts tropicales se trouvant au niveau du Bassin du Congo pour qu’une part équitable des financements de la biodiversité et du climat mondiale soit dédiée aux tourbières et forêts du bassin congolais.

Il est essentiel de rappeler que le bassin congolais représente plus de 5 % de la surface mondiale des forêts tropicales.